vendredi 10 juillet 2015

Escapade au musée Maurice Denis,à Saint Germain-en-Laye, le 10 juillet 2015

Nous nous sommes rendus au Musée Maurice Denis le 10 juillet pour découvrir le musée et participer à un atelier artistique.
Merci beaucoup à l'équipe du musée pour son excellent accueil !

1 - La visite du Musée

La maison du peintre Maurice Denis est devenu un musée départemental qui accueille une collection originale consacrée aux peintres symbolistes et nabis.

On est arrivés en avance et avons pu observer les sculptures d’Antoine Bourdelle, présentes à l’extérieur.




 


Ensuite, nous sommes partis à la découverte des oeuvres du peintre…
Eric, qui assurait la visite du musée, nous a indiqué que le lieu avait servi différentes activités à travers le temps : une fabrique de toiles, une tannerie, une maison de retraite…
Lorsque le bâtiment a été mis en vente, Maurice Denis l’a acheté et y a vécu environ 30 ans, jusqu’à sa mort.

Quelques questions du groupe…

Est-ce que des gens habitent ce lieu ?
Un gardien seulement.

Est-ce qu’il y a déjà eu des vols ?
Depuis que le musée existe, il n’y a pas eu de vol.

Début de la visite...

Maurice Denis a fait de nombreux autoportraits, on le retrouve dans plusieurs oeuvres.
Il était peintre et décorateur.
On admire des oeuvres « art déco » comme des vitraux.
Eric explique que le plomb permet d’attacher les pièces de verre entre elles. L’artiste joue avec la transparence et la lumière.

Vitrail "art déco" Maurice Denis

Puis, nous nous sommes arrêtés devant le tableau qui est un plafonnier (situé au-dessus d’un lit).
On voit une échelle dans le feuillage.
Que font ces femmes ? Une cueillettes ? Elles posent ?
On ne voit pas de fruits ni de panier…

En fait ces personnages volent, comme des anges.
Elles symbolisent le lien entre la terre et le ciel.

C’est la femme de Maurice Denis qui a peint la bordure du tableau, un travail d’équipe !

"Echelle dans le feuillage" Maurice Denis


Ensuite Eric nous a présenté un tableau symboliste : la légende de St Hubert

La série de tableaux représente une chasse à courre.
Maurice Denis s’est inspiré de « La légende du Rhin. Le beau pécopin » de Victor Hugo.


"La légende de Saint Hubert" Maurice Denis

Zoom sur quelques aspects du tableau :

> Sur le tableau le cerf qui est poursuivi parle, et dit du mal de la chasse.

> L’artiste veut montrer que le héros a perdu sa vie dans sa chasse. Il a perdu son temps à rechercher quelque chose qu’il voulait atteindre à tout prix.
Quand on est épris d’une passion, il faut parfois savoir s’arrêter (prendre du recul) car le temps passe et on ne voit rien d’autre…


La visite continue avec ce tableau qui représente Maurice Denis et sa femme Marthe.

"Dessert dans le jardin" Maurice Denis
C’est le crépuscule, les couleurs sont sombres. Maurice Denis exprime la douleur, le deuil.
En effet, le couple vient de perdre leur premier enfant.

Il y a aussi dans le tableau le sentiment de la tendresse.
Les fruits sur la table symbolisent la fertilité et annonce les enfants à venir.

Wilson, qui aime dessiner est impressionné : « Comment il fait pour faire passer ses émotions dans ses tableaux? »
Les vêtements noirs portés par les personnages représentent la tristesse suite à un deuil.
Le dessin des fruits veut dire que « la vie continue »…










Maurice Denis a réalisé ce décor pour la guérison de sa femme Marthe qui était très malade.

Question « Il a sous-traité ? »
En effet, Maurice Denis avait des assistants.
A cette époque, les artistes réalisaient un projet à partir de maquettes, esquisses… 
L’exécution était faite par des assistants. Le peintre faisaient ensuite des retouches.


2 - L’atelier artistique

Nous avons réalisé un travail de composition et de formes à partir de végétaux que nous avions ramassés.

Les consignes données par Eric :
  • On va étaler des encres sur une surface (matière : lino), à l’aide de rouleaux. On peut mélanger les couleurs si on le souhaite.
  • Lorsque la plaque est recouverte, on dépose des végétaux (on peut aussi les encrer).
  • Puis, on pose une feuille blanche qui servira à l’impression.
  • Enfin on passe sous une presse : il y a plusieurs tonnes sous pression !

































vendredi 12 juin 2015

Rendez-vous avec Leigh Barret au jardin pédagogique du Jardin de Cocagne, le 12 juin 2015 à Magny-les-Hameaux.


2 stagiaires de l'EDI, Mathias et Pierre ont des projets professionnels en lien avec l'alimentation et les espaces verts. Aussi, Leigh Barret nous a accueillis au Jardin de Cocagne de SQY. Nous avons d'abord découvert le jardin pédagogique créé et entretenu par des bénévoles puis l'exploitation qui constitue un chantiers d'insertion au service de l'agriculture biologique.



1- Le jardin pédagogique


Le jardin s’est constitué petit à petit à partir de don de graines et de plantes.

On y organise des ateliers d’échanges de savoir-faire, comme par exemple :
- la réalisation de tisanes à partir des herbes, plantes et fleurs du jardin
- la mare
- le cabanon en terre réalisé sur une durée d’un an par 80 personnes de 2 ans à 75 ans !
c’est un mélange de terre, d’eau et de foin à partir d’une technique qui date de 400 ans et qu’on retrouve en Afrique et en Inde.
Il s'agit d'ateliers au fil des saisons... En automne, place au bouturage !

Des ateliers pour créer ! une mare, un cabanon...
Leigh nous explique que la permaculture, c’est une manière de gérer les espaces verts de façon naturelle. C’est un système de Design qu’on utilise dans l’agronomie.
La permaculture vient des Etats Unis dans les années 1970’ et arrive en France en 2006.

Qu’est-ce qu’on peut donner à la terre au lieu de lui prendre ?
Le paillage, la terre cuite conservent l’eau.
"Un binage vaut 2 arrosages..."

La terre cuite conserve l'eau


« La solution se trouve dans le problème… » 

Il y a trop d’orties qui envahissent le terrain ? 
On peut faire du "purin d’orties", il peut servir d'engrais mais encore d'insecticide naturel.

On avait trop d’herbe dans le jardin… est apparue l’idée de construire le cabanon avec cette herbe.
 « le problème est la solution » !

Le cabanon construit à partir des herbes du jardin


Ce qu’on appelle « mauvaises herbes » sont au contraire de « bonnes herbes » !

Dans le jardin, si on a une piqûre d’ortie, on peut prendre une feuille de plantin qu’on trouve facilement dans l’herbe, et la frotter à l’endroit de la piqûre pour se soulager.

Plantin

"Ne pas empoisonner la terre..."
Des chenille, des pucerons qui grignotent le potager ?
Il existe des plantes qui les attirent mais aussi des plantes qui les repoussent !

La plante « Tanaisie » 
C’est une plante qu’on peut utiliser en salade ou encore pour faire des tisanes.
C’est aussi un très bon insecticide naturel.

Mathias montre la feuille de Tanaisie

Un paysage comestible...
Un « paysage comestible » composé de… fraises, framboises, orties, arbres fruitiers, plantes aromatiques… c’est un concept qui peut paraître nouveau aujourd’hui mais qui sera bientôt tout à fait commun !

Quelques exemples : 

Tout le monde peut participer, il s'agit de planter des choses à manger partout dans la ville, accessibles à chacun « Les incroyables Comestibles » 
Ex : En attendant le bus, je peux déguster des groseilles, des pommes…

Mettre en place des potagers près des immeubles, les habitants s’en occupent. 
Petits pois, haricots, tomates, courges… pétales de fleurs comestibles, pour égayer les plats « comme dans les grands restaurants ».


Pour en savoir plus...
le film 11 minutes en anglais avec sous-tutrage en français : 
incroyables comestibles à Paris (2 minutes) :

Des meubles en palettes !

un plan de travail sur mesure !

un banc 

Après avoir réalisé les meubles, les bénévoles du jardin ont fabriqué une peinture à partir d’une recette suédoise avec de l’huile de lin, de la farine et de l’ocre.
Une maman a peint le banc avec sa petite fille, aucun danger :)


2 - Le jardin de Cocagne de SQY

C'est la production et la réalisation de 200 paniers par semaine...









Pour en savoir plus : http://jardindecocagnesqy.fr

mardi 2 juin 2015

Rencontre de Jean Lambret, à l'occasion de la préparation du Festival Alternatiba, à La Verrière.


Lundi 1er juin 2015, nous avons rencontré Monsieur Jean Lambret qui est bénévole pour Alternatiba mais qui travaille aussi à la Mairie des Clayes-sous-Bois.
Dans son parcours professionnel, il nous a dit qu'il a déjà été animateur et a travaillé avec des enfants dans le cadre des Loisirs.

Nous nous sommes présentés (notre âge, projet professionnel…)

Nous avons débattu sur les notions de République, démocratie… c’était intéressant de parler du vote du peuple.



Après avoir fait connaissance, nous sommes allés sur le site du festival Alternatiba, situé à côté de la MGEN à La Verrière : nous avons rencontré des bénévoles qui mettaient en place l’événement de ce week-end.



On a découvert les « toilettes sèches » construites avec des palettes, ainsi que des bancs et autre mobilier. Le concept des toilettes sèches est écologique : on ne gaspille pas d’eau.
En effet, en général, quand on tire une fois la chasse d’eau, c’est environ 10 litres d’eau qui sont nécessaires. On n’a pas conscience que ça coûte cher en plus.
Certains d’entre nous ont pris conscience de ce gaspillage.
En effet, nous sommes occupés par notre personne et nous délaissons notre planète :(



On pourrait prendre son temps pour faire des choses simples, pour plus de bien être.





Aurélien, Maxime, Walid, Wilson.

lundi 4 mai 2015

Journée régionale pour le climat

Le lundi 4 mai 2015 à quelques mois de la 21ème  conférence mondiale sur le climat, qui aura lieu en IDF, le conseil régional a organisé une rencontre entre experts, décideurs et quelques jeunes. 
Cette « journée régionale pour le climat » se déroulait dans les locaux de la cité internationale universitaire Paris 14 .

Deux stagiaires (Margot et Vanessa) ont souhaité participer à cette réflexion qui expose les dangers  et les conséquences du dérèglement climatique dans le monde.


Des vidéos pour mieux comprendre 
Quels enjeux pour la COP 21 :


Comprendre le réchauffement climatique en 4 mn:


I°) La Plénière d'ouverture

  
En salle de conférence nos stagiaires ont assistés à une plénière d’ouverture, animée par le journaliste de France inter Denis Cheissoux, spécialiste de l' environnement. Dans cette assemblée, des chercheurs nous font part de leurs travaux en la matière, et expliquent les conséquences du réchauffement climatique à +2°c.




Les experts interrogés lors de la plénière :

Denis Cheissoux
Monique Barbut
Hervé Letreut















Isabelle This Saint -Jean, vice-présidente de la Région Île-de-France, chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche. 
Philippe Lacoste, ambassadeur de France et adjoint à la représentante de la France pour Paris Climat 2015.
Pierre Radanne, expert des questions climatiques, membre du Comité de pilotage national de la COP21. 
Hervé Le Treut, climatologue, membre de l’Académie des sciences et du GIEC. 
Monique Barbut, directrice générale et Présidente du Fond pour l'environnement mondial.



Extrait du débat :



Denis CHEISSOUX
En un siècle, la température a augmenté de +1°C en moyenne mais le phénomène s’est amplifié au cours des dernières années qui ont contribué à 75% de cette augmentation.
Hervé LE TREUT
Absolument. Ce phénomène s’est accéléré dans les années 90. Nous sommes face à un processus récent, qui se développe très vite et qui pose des questions nouvelles. Nous devons impérativement trouver des solutions pour enrayer ce processus..
Face à des changements aussi brutaux, nous sommes contraints de considérer le changement climatique comme un des éléments à prendre en compte. On ne peut pas s’arrêter au seul changement climatique, mais il faut identifier ce que nous voulons protéger. Il faut aussi avoir conscience que le changement climatique entraînera d’autres problèmes (problèmes de santé, sociaux, géopolitiques, etc.).
Denis CHEISSOUX 
Quel lien pouvons-nous faire entre la désertification, le réchauffement climatique et la pauvreté ?
Monique BARBUT 
Au Niger, la température moyenne est déjà de 44°C et la situation y est « invivable ». Au cours des dernières années, 135 millions de personnes ont migré en Afrique à cause des questions de sécheresse. D’ici 2025, 45 millions de nouveaux migrants arriveront en Europe et en Afrique du Nord. Toutes les mesures de sécurisation des frontières ne pourront pas endiguer ce phénomène sauf si nous prenons enfin des mesures d’adaptation puissantes. Ces mesures sont à notre portée, elles sont peu coûteuses et de basse technologie pour l’essentiel.
Laisser croire que la transition énergétique permettra de traiter le problème du climat sans prendre en compte une population d’un milliard de personnes qui vivent dans des zones sèches et désertifiées est utopique.


II°) L'atelier 

En deuxième partie de cette journée, nous avons choisi de participer à un atelier intitulé 
Vivre dans un monde en transition : les jeunes face au changement climatique.


Atelier présidé par Alexia JEAN (à gauche) et Rémi LAVENANT (assis à droite), membres du Conseil Régional des Jeunes (CRJ) Balla FOFANA , journaliste au Bondy Blog et TF1 (au milieu).


Question des stagiaires

Vanessa aux intervenants 
"On dit que le numérique avance, mais que sa qualité est médiocre. Dans les déchetteries, nous trouvons des équipements encore neufs. Quelles actions envisagez-vous pour résoudre cette problématique ?"



Alexia JEAN

"Des systèmes de recyclage de certains composants ont été mis en place. Il est également possible de revendre certains appareils sur Internet. Il ne nous appartient pas d’agir directement sur le recyclage, bien que nous puissions soumettre des projets, comme des poubelles dédiées à la récupération des matériaux en bon état".



La salle

"Il existe des bacs de dépôt des appareils ménagers. Les solutions existent, mais ne sont pas encore démocratisées". 


Atelier présidé par Alexia JEAN (à gauche) et Rémi AVENANT (assis à droite), membres du Conseil Régional des Jeunes (CRJ) Balla FOFANA, journaliste au Bondy Blog et TF1 (au milieu).




Témoignage de Margot : 

"Il s'agit là d'un sujet incontestablement intéressant et important pour aujourd'hui comme pour demain. Toute personne quelle qu'elle soit est concernée et doit prendre conscience qu'elle peut agir, à titre individuel, et que ses actions ne sont pas à négliger, bien au contraire.
Comme disait Roger Mondoloni "Changer le monde commence par se changer soi-même".
Cependant, il m'est apparu fort regrettable que les discours et débats n'aient pas été davantage accessibles aux non-professionnels.
Des citoyens comme nous n'ayant pas de connaissances particulières sur le réchauffement climatique n'ont malheureusement pas la possibilité de capter toute l'essence du problème et de comment y remédier. Pour que les discussions soient à la portée de tous, il m'aurait été plus judicieux d'apporter et de s'appuyer sur un nombres d'exemples concrets plus importants.
Nous retiendrons l'intervention de Monique Barbut, qui a su mettre en avant la gravité immédiate de la situation notamment avec un exemple du Niger, où le constat est nettement plus accentué que dans les pays du Nord au vu du climat."